VVPP

Pourquoi nous nous opposons

Nos arguments

L'association ne s'oppose pas aux énergies renouvelables. Elle s'oppose à l'implantation d'une centrale photovoltaïque industrielle sur 16 hectares de terres agricoles vivantes, en plein cœur d'un paysage et d'un patrimoine remarquables — alors même que les documents d'urbanisme prescrivent d'éviter ces sites.

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Atteinte au paysage et au patrimoine bâti

  • Le site s'inscrit dans un paysage de bocage dense, de plaine agricole ouverte et de coteaux, autour de la vallée du Vern dont le cours d'eau serpente vers l'Ouest.
  • L'aire d'étude éloignée comprend 1 site inscrit (Château de Neuvic et son parc) et 4 monuments historiques.
  • Le château de Grignols, monument historique classé, se situe à environ 1,7 km au Sud-Est de l'aire d'étude immédiate. Des situations de visibilité directe sont identifiées avec les habitations des coteaux et avec ce château.
  • L'avis du Syndicat Mixte reconnaît lui-même un « impact assez fort du projet sur l'environnement et la biodiversité ».
02

Biodiversité, ZNIEFF et zones humides

  • Le projet est directement concerné par une ZNIEFF de type II et une ZNIEFF de type I ; un site Natura 2000 se trouve à proximité.
  • 6 habitats de type zone humide floristique ont été recensés, soit environ 7,8 hectares, inventoriés au SDAGE Adour-Garonne 2022-2027.
  • 12 espèces patrimoniales possèdent des potentialités d'accueil importantes sur le périmètre élargi : Agrion de Mercure, Cuivré des marais, Damier de la Succise, Grand Capricorne, Lucane cerf-volant…
  • Les inventaires recensent oiseaux, mammifères, chiroptères, herpétofaune, amphibiens, insectes et arbres remarquables (favorables aux chiroptères).
  • Les impacts bruts du projet « reposent principalement sur la destruction des habitats par les aménagements et l'entretien de la bande OLD » (obligation légale de débroussaillement).
03

Consommation de terres agricoles fertiles

  • 15,84 hectares de cultures (sorgho, sarrasin, pois chiche, légumineuses, truffière) vont changer d'occupation.
  • Le SCoT du Pays de l'Isle en Périgord prescrit (P4.73) de privilégier le déploiement solaire sur toitures, ombrières de parkings et terrains artificialisés ou pollués, en évitant la consommation de terres agricoles ou fertiles.
  • À l'échelle du Pays de l'Isle en Périgord, la déprise agricole entre 2000 et 2010 a déjà concerné plus de 7 000 hectares (12 % de la SAU). Plus de 80 % des terres agricoles perdues étaient des prairies.
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Aléas naturels et risques

  • Aléa feu de forêt élevé compte tenu de la nature boisée autour de la zone d'implantation.
  • Risques de mouvements de terrain en partie nord (retrait-gonflement d'argiles, cavités souterraines).
  • Risques inondations liés aux débordements de nappe ou inondations de cave présents sur l'ensemble du site.
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Patrimoine archéologique

  • Présomption sérieuse de vestiges gallo-romains dans le secteur (villa antique documentée à Champroueix).
  • L'association demandera la réalisation de fouilles préventives par la DRAC avant tout aménagement.
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Activité touristique et économique locale

  • La vallée du Vern est un territoire de tourisme rural : gîtes, locations saisonnières, randonnée pédestre, équestre et cycliste.
  • Le projet n'évalue pas suffisamment son impact sur l'attractivité touristique et la valeur immobilière des propriétés voisines.
  • Les retombées économiques bénéficient principalement aux collectivités publiques et au porteur de projet, sans contrepartie tangible pour les habitants directement impactés.
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Insuffisance de l'évitement

  • La doctrine ERC (Éviter — Réduire — Compenser) impose de privilégier d'autres sites avant de consommer des terres agricoles vivantes.
  • Des sites alternatifs (toitures, parkings, friches industrielles, abords d'autoroute) n'ont pas été suffisamment étudiés.

Sources : avis du Syndicat Mixte du Pays de l'Isle en Périgord (délibération n° 2025-07-BU-02 du 16 juillet 2025), étude d'impact et évaluation environnementale du dossier EnergieKontor, SCoT du Pays de l'Isle en Périgord.